Accumulation rationnelle ou DCA : combien coûte vraiment d'attendre un repli ?
Simulateur gratuit : rejouez l'accumulation rationnelle sur les vrais cours d'un ETF S&P 500, MSCI World ou CAC 40, choisissez votre zone d'achat et comparez le résultat à un DCA classique.
Investir la même somme chaque mois, quoi qu'il arrive, s'appelle le DCA (dollar cost averaging). C'est la façon la plus simple de construire un portefeuille d'ETF, mais elle achète sans jamais regarder le prix.
L'accumulation rationnelle, popularisée par Tradosaure, garde le versement mensuel mais ajoute une condition : on n'achète que lorsque le cours revient sur une zone jugée intéressante, sa « zone d'accumulation rationnelle ». Tant que ce n'est pas le cas, la somme du mois est mise de côté et s'ajoute à celle du mois suivant. La méthode est détaillée, avec un exemple chiffré, dans notre guide L'accumulation rationnelle : investir chaque mois, mais au bon prix.
Attendre un repli a pourtant un coût : pendant que l'argent attend, le marché peut monter sans vous. Ce simulateur le mesure sur les vrais cours de trois ETF, depuis l'année de votre choix, et compare le résultat à un DCA qui aurait reçu exactement les mêmes versements.
Chargement des cours…
Valeur du portefeuille
Écart avec le DCA
Au-dessus de zéro, votre stratégie fait mieux que le DCA ce mois-là.
Voir le détail mois par mois
| Mois | Report | Ordre | Résultat | Prix d'achat | Acheté en DCA | À reporter |
|---|
Ce que montrent les tests
Nous avons rejoué chaque règle depuis chaque année de départ possible : depuis 2007 pour l'ETF CAC 40, 2009 pour le S&P 500 et 2015 pour le MSCI World, jusqu'à septembre 2026, soit 41 simulations par règle, avec 300 € par mois et sans part de DCA.
| Zone d'achat | Écart médian | Fait mieux que le DCA |
|---|---|---|
| RSI sous 45 | +0,2 % | 24 fois sur 41 |
| Repli de 3 % sous le plus haut | 0,0 % | 21 fois sur 41 |
| Moyenne mobile 50 jours, +2 % | 0,0 % | 14 fois sur 41 |
| Plus bas des 20 séances, +1 % | −0,9 % | 1 fois sur 41 |
| Dernier creux sur ± 10 séances | −2,4 % | 1 fois sur 41 |
| Repli de 10 % sous le plus haut | −6,1 % | 15 fois sur 41 |
Trois enseignements s'en dégagent :
- Attendre un repli raisonnable coûte très peu. Les règles qui visent un repli modeste font jeu égal avec le DCA, à un pour cent près. On peut donc s'imposer une discipline d'achat sans sacrifier son rendement.
- Viser trop bas coûte cher. Plus la zone d'achat est exigeante, plus l'argent attend longtemps pendant que le marché monte : attendre un repli de 10 % a coûté 6 % en médiane.
- Une part de DCA ou un achat forcé limite ce risque. Ils évitent de rester durablement à l'écart du marché, ce qui rejoint la pratique de nombreux adeptes qui combinent les deux méthodes.
Ce que le simulateur ne mesure pas
Les zones d'achat proposées ici sont des règles automatiques : un plus bas récent, un repli chiffré, une moyenne mobile, un indicateur. Elles servent de point de repère, pas de jugement sur la méthode. Un investisseur qui lit lui-même ses graphiques repère ses supports autrement, en tenant compte de niveaux plus anciens, des volumes ou du contexte de marché, et ses ordres n'ont rien à voir avec ceux d'une règle mécanique.
Son résultat peut donc être meilleur, ou moins bon, que celui du simulateur. La seule façon de le savoir est de comparer ses propres achats à ce qu'aurait donné un DCA aux mêmes dates.
Comment fonctionne le calcul
- Chaque mois, le montant choisi est versé. La part DCA est achetée au premier cours du mois ; le reste attend que le cours entre dans la zone d'achat, puis il est investi en une fois.
- Une zone « ordre à cours limité » est exécutée au prix limite ; une zone « condition » achète au cours de clôture du jour où elle est remplie. Les règles n'utilisent que les cours connus la veille.
- Le DCA de comparaison investit tout le versement au premier cours de chaque mois. L'argent en attente compte dans la valeur de la stratégie, placé ou non selon l'option choisie.
- Le calcul utilise les cours de clôture, sans frais de courtage ni fiscalité. Les dividendes sont inclus pour les ETF capitalisants (S&P 500, MSCI World), pas pour l'ETF CAC 40, qui les distribue.
- Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Ce simulateur est pédagogique : il rejoue des règles d'achat sur des cours passés et ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir en bourse comporte un risque de perte en capital.