Simulateur d'investissement mensuel (DCA) : quel capital espérer en bourse ?
Combien peut rapporter un investissement programmé de quelques centaines d'euros par mois sur 10, 20 ou 30 ans ? Trois scénarios tirés de 150 ans de bourse, plutôt qu'un taux fixe arbitraire.
« Si j'investis 200 € par mois pendant 20 ans, combien j'aurai ? » C'est la question que se pose tout épargnant qui démarre un investissement programmé, ou DCA (dollar cost averaging). La plupart des simulateurs répondent avec un taux fixe choisi à l'avance, 5 % ou 7 % par an, comme si la bourse progressait en ligne droite. Ce n'est jamais le cas : selon les années traversées, le même effort d'épargne peut donner des résultats très différents.
Ce simulateur part donc de ce qui s'est réellement passé. Il rejoue votre plan depuis chaque mois de départ possible depuis 1871, et en tire trois scénarios : prudent, médian et favorable.
Calcul en cours…
Évolution du capital, en euros d'aujourd'hui
D'où viennent les trois scénarios ?
Le simulateur rejoue votre plan sur le S&P 500, l'indice des 500 plus grandes entreprises américaines, depuis chaque mois de départ possible entre 1871 et aujourd'hui. Pour un plan sur 20 ans, cela fait près de 1 600 histoires d'épargnants, des plus chanceuses aux plus malheureuses. On les classe ensuite de la moins bonne à la meilleure :
- le scénario prudent : seuls 10 % des épargnants ont obtenu moins ;
- le scénario médian est celui du milieu : autant d'épargnants ont fait mieux que moins bien ;
- le scénario favorable : seuls 10 % des épargnants ont obtenu plus.
Ce ne sont donc ni le pire ni le meilleur cas, mais une fourchette dans laquelle se sont trouvés huit épargnants sur dix. Plus la durée est longue, plus cette fourchette se resserre, en rendement annuel. Les cas extrêmes, et en particulier les pires moments pour commencer, sont analysés dans notre article Investir 200 € par mois pendant 20 ans : ce que montrent 150 ans de bourse.
Euros d'aujourd'hui ou euros courants ?
Un capital de 100 000 € dans 20 ans n'achètera pas autant que 100 000 € aujourd'hui. C'est pourquoi le simulateur affiche par défaut des euros d'aujourd'hui : les rendements sont mesurés après inflation, et le versement mensuel est supposé suivre la hausse des prix. Les montants obtenus se comparent directement à ce qu'ils permettraient d'acheter aujourd'hui.
Vous pouvez aussi afficher des euros courants, comme la plupart des simulateurs : le versement reste fixe (200 € chaque mois, sans hausse), et l'inflation est supposée de 2 % par an, l'objectif de la Banque centrale européenne. Les montants paraissent plus élevés, mais une partie de la hausse n'est que de l'inflation. Sous chaque scénario, l'équivalent dans l'autre unité est donné à titre indicatif.
Les limites de l'exercice
- Le passé ne garantit pas l'avenir. Les scénarios décrivent ce qui s'est produit, pas ce qui se produira. Rien n'interdit que les prochaines décennies fassent moins bien que le scénario prudent.
- Un seul marché. L'historique long n'existe que pour la bourse américaine, qui a connu un siècle exceptionnel. D'autres marchés ont fait nettement moins bien sur de longues périodes : un portefeuille mondial ou européen peut s'écarter de ces chiffres, dans un sens comme dans l'autre.
- La devise. Les calculs sont faits en dollars, corrigés de l'inflation américaine, et présentés en euros pour la lisibilité : seules comptent les proportions.
- La fiscalité. Le simulateur ne tient pas compte des impôts sur les gains, plus légers dans un PEA après cinq ans ou une assurance-vie après huit ans.
- La discipline. Chaque scénario suppose qu'on verse chaque mois sans jamais s'arrêter ni vendre, y compris pendant les krachs.
Pour voir ce qu'aurait donné votre plan à une date précise du passé, ou sur les vrais cours d'un ETF en euros, utilisez notre simulateur DCA.
Méthode
Série mensuelle du S&P 500 publiée par Robert Shiller sur son site (janvier 1871 à septembre 2023), dividendes réinvestis et corrigée de l'indice américain des prix à la consommation. Le plan est rejoué depuis chaque mois de départ qui permet d'aller au bout de la durée choisie ; chaque versement est investi au cours moyen du mois, le capital est évalué un mois après le dernier versement. Les frais sont retranchés chaque mois au prorata du taux annuel. En euros courants, une inflation constante de 2 % par an est ajoutée aux rendements après inflation, plutôt que l'inflation américaine passée. Les scénarios sont le premier décile, la médiane et le dernier décile des capitaux obtenus ; le rendement annuel indiqué est le taux de rendement interne correspondant.
Ce simulateur est pédagogique : ses scénarios rejouent des données historiques et ne constituent ni une prévision, ni une promesse de rendement, ni un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir en bourse comporte un risque de perte en capital.